Biocarburant

Politiques en matière de biocarburants

Dans le monde entier, les gouvernements ont élaboré des politiques en matière de biocarburant

Les pays qui affichent les plus fortes ambitions en matière de biocarburant sont les Etats-Unis, le Brésil et l’Union européenne. Ils sont suivis du Japon, de la Chine et de nombreux autres pays. La plupart des gouvernements africains se sont abstenus jusqu’ici d’appliquer des politiques ambitieuses en matière de biocarburants, bien qu’ils prêtent de plus en plus attention à cette opportunité. Les Etats-Unis sont déjà les plus gros producteurs de biocarburants au monde. Le marché automobile américain est dominé par les automobiles à essence, ce qui fait que la politique se concentre principalement sur l’éthanol. Les Etats-Unis ont fixé la cible de production à 132,6 milliards de litres d’éthanol en 2017, produits essentiellement à partir de maïs cultivé localement.

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Une évaluation des risques et avantages pour les zones humides d’Afrique

Les zones humides constituent un lien vital dans le cycle de l’eau en Afrique

Les zones humides constituent un lien vital dans le cycle de l’eau en Afrique. Elles sont source de vie pour l’homme et la nature. Bien que les zones humides d’Afrique ne couvrent qu’environ 4 % de sa masse terrestre totale, elles conservent plus de la moitié des réservoirs d’eau douce à l’état liquide. Bon nombre de personnes dépendent directement des zones humides : les sols fertiles, la disponibilité d’eau douce et les réserves de poisson sont la base de leurs moyens d’existence. En outre, les zones humides africaines abritent une large gamme d’espèces et jouent un rôle essentiel pour les oiseaux migrateurs d’Europe et d’Asie. Cependant, en dépit de leur importance, les zones humides intérieures et côtières se perdent plus vite que n’importe quel autre écosystème.

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Les Biocarburants ou Agrocarburants - en Belgique

Elle donne les valeurs indicatives pour l'introduction des biocarburants sur le marché européen

LE CONTEXTE EUROPEEN

La directive européenne 2003/30/EC invite les Etats membres à insérer une proportion croisante de biocarburants dans leurs circuits de vente de carburants. Elle donne les valeurs indicatives pour l'introduction des biocarburants sur le marché européen : 2% au 31 décembre 2005 et 5,75% au 31 décembre 2010.

Les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont mis en place un système de certification «durable » pour les biocarburants. Un tel système est actuellement à l’étude au SPF Santé publique ainsi qu’au niveau européen.

La Belgique est loin de ces objectifs, malgré qu'elle se soit engagée à les respecter dans son Arrêté Royal du 4 mars 2005.

En France, du biodiesel est injecté dans les pipelines de diesel dès la sortie des raffineries. Ainsi, le diesel disponible dans les stations françaises contient le plus souvent une proportion de biodiesel de colza de l’ordre de 5%. En Allemagne, environ 1.900 stations-service (UFOP, 2005) proposent des pompes distribuant du biodiesel pur.

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Les politiques futures en biocarburants

Nozzle with drops of biofuel

Beaucoup d’incertitudes sur l’avenir des agro- ou biocarburants. L’industrie demande avant tout des précisions et des limites bien précises. D’un autre côté, elle se sent un peu coincée par la concurrence avec l’alimentaire.

Une cinquantaine de personne a répondu à l’appel de l’association Valbiom, vendredi 4 mai à Louvain-la-Neuve. Dans son mot d’accrueil, Jean-François Gosse, président de Valbiom, rappelle que, même s’il y a parfois polémique, les biocarburants répondent à 5 besoins majeurs: diminuer les rejets de CO2 et la pollution; réduire la consommation énergétique; accroître l’emploi en agriculture et dans le para-agricole; favoriser l’émergence de nouvelles entreprises; réduire l’importation de protéines végétales. Cet ensemble ne peut pas être perdu de vue dans la discussion. Jean-Marc Jossart, Facilitateur Biocarburants de la Région wallonne, entame directement le sujet en rappelant que la Directive Energies Renouvelables (2009/28/EC) a marqué un tournant pour les biocarburants en Europe, avec un objectif d’une part de 10% d’énergie renouvelable dans la consommation finale du secteur des transports et avec la mise en œuvre de critères de durabilité pour les biocarburants et bioliquides. Quelles sont les options à privilégier? Qu’en est-il des quotas délivrés arrivant à échéance en 2013, des obligations d'incorporation dans le diesel et l'essence? Quelles politiques futures pour les biocarburants chez nous?

La situation actuelle

Lara Mertens (Valbiom) rappelle l’historique des biocarburants en Europe et en Belgique. En mars 2005, l’objectif était d’arriver à 5,75% d’incorporation en 2010. Depuis lors, beaucoup de choses ont changé, notamment la création d’usines de bioéthanol et de biodiesel, avec avantages fiscaux pour une durée de 6 ans. Une usine de biodiesel (Néochim) a dû cesser. On devrait bientôt savoir où va passer son contingent. En 2009, deux directives européennes cernent les objectifs pour 2020. Parmi ceux-ci, on trouve des objecitfs de durabilité. Des facteurs additionnels sont en discussion actuellement, notamment le facteur iLUC, c’est-à-dire les changements indirects d’occupation des sols et une augmentation du seuil d’émission de Gaz à effet de serre des biocarburants. Il pourrait passer de 35 à 50%. En discussion également, une directive relative à la taxation de l’énergie. La taxation suggérée est de 20 euros/tonne de CO 2 et une taxe de consommation énergétique dont le niveau minimum serait de 9,6 euros par gigajoule pour les carburants routiers. Une exemption affecterait les carburants durables. Les biocarburants non durables seraient taxés comme les carburants qu’ils remplacent. Les Etats membres pourraient prolonger jusqu’en 2023 les avantages fiscaux pour les biocarburants. Un plan d’action est en discussion pour parvenir aux objectifs 2020.

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